Absence d'hommage à Edgar Nahoum (Edgar Morin) dans la plupart des media français ! Explication.
"[...] Son engagement pour les droits du peuple palestinien est très ancien. Il était universaliste et la négation d'un peuple par un État, se voulant ethniquement pur, le révulsait.
En 2002, il écrivait dans Le Monde : « on a peine à imaginer qu'une nation de fugitifs issus du peuple le plus persécuté dans l'histoire de l'humanité, ayant subi les pires humiliations et le pire mépris, soit capable de se transformer en deux générations en peuple dominateur et sûr de lui et, à l'exception d'une admirable minorité, en peuple méprisant ayant satisfaction à humilier ». Déjà à l'époque, les défenseurs de l'apartheid israélien instrumentalisaient l'antisémitisme et sa mémoire. Edgar Morin fut condamné pour antisémitisme (1) puis acquitté en appel et en cassation.
En 2004, toujours dans le Monde, il expliquait comment, à l'antijudaïsme chrétien et à l'antisémitisme racial, s'était ajouté ce qu'il appelait l'anti-israélisme : « comme Israël est un État juif, et comme une grande partie des Juifs de la Diaspora, se sentant solidaires d'Israël, justifient ses actes et sa politique, il s'opère alors des glissements de l'anti-israélisme vers l'antijudaïsme ».
Contacté en 2023 pour signer une pétition de Juifs, initiée par l'UJFP, condamnant les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis contre le peuple palestinien, il avait répondu : « j'approuve tout ce qui est dans ce texte. Mais je ne peux pas signer. Je ne me sens pas juif, je suis marrane ».
Mais, en 2025, il signe, à la demande de l'UJFP, avec Étienne Balibar, Sophie Bessis, Rony Brauman, Mona Cholet, Annie Ernaux et bien d'autres un appel exigeant l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza, soumis à la famine par l'occupant israélien [...]".
(1) Nous soulignons.