(Avertissement : ce blog est un blog militant, non seulement par son contenu mais aussi par son statut. J'ai toujours refusé de cautionner la logique de la marchandisation capitaliste, tout particulièrement à l'égard de cette escroquerie idéologique que constitue, à mes yeux, la notion de propriété intellectuelle. Aussi, les divers textes que j'ai rédigés et mis en ligne sont-ils, naturellement, libres de droits. Copiez-les, pillez-les, diffusez-les ! Soyons le plus nombreux possible à penser le plus possible !)

mercredi 30 janvier 2013

COUCOU !

CET ESPACE INFORMEL EST RESERVE A MES ANCIENS ELEVES ET ... A MES ANCIENS COLLEGUES  ET ... A TOUS MES CAMARADES, FINALEMENT ! (postez un commentaire ou un message ; je vous répondrai dès que possible).


Philippe Jovi. 

HOMMAGE A GERARD SIMIAND.

La veille du 15 août 2012, Monsieur Gérard Simiand nous a quittés. Il est parti dans la discrétion, la dignité et le courage. Il est parti tel qu'en lui-même.

Au début de l'année 2012, je lui avais adressé mes voeux en évoquant l'empreinte indélébile que son dynamisme et son humanité laisseraient nécessairement au Lycée Jean Cocteau. Sans doute un peu surpris de l'éloge, il me répondit : "Cocteau est un lieu un peu en dehors du temps, aussi bien par son architecture que par le professionnalisme parfois un peu exacerbé de ses enseignants mais aussi par la camaraderie et l'amitié qui règnent dans le lycée. " Tout comme le bon artisan s'étonne qu'on puisse lui attribuer la réussite de l'objet qu'il a façonné, Monsieur Simiand l'imputait modestement à la qualité du matériau.

Et il terminait son message par ces vers d'Aragon :

"Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Il coule, il coule, il se mêle à la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle mûrisse un raisin muscat

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes de Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle la rose et le réséda.
"

"Et quand vient l'aube cruelle ..." le grillon ne chante plus. Il n'y aura plus de saison nouvelle.

Il nous reste l'élégance de la rose et la mélancolie du réséda.

Philippe Jovi.